20 août 2008

Mes nuits ont le temps
Des serpents qui s'enroulent
Dans le nid de mon corps
Et ça remue mes nuits
Mais mes nuits ont le temps
Car mes nuits ont vingt ans
Et elles narguent l'ennui
Les draps qui se défoulent
En plissant sous l'effort
Et ça remue l'envie
Mais l'envie fait semblant
Elle sourit doucement
Et pénètre l'oubli
Des cris qui en découlent
En imitant la mort
Et ça remue l'esprit
Mais l'esprit suit le vent
Et n'a qu'un seul tourment
C'est de n'être pas pris.
.
NS - Tempo Fugit
09 août 2008
Je pars quelques jours en Provence
Bonnes vacances à tous
A bientôt
08 août 2008
Couleurs
Bleu comme l'automne
et les coeurs déraisonnent
quand les feuilles y foisonnent
Blanc comme la nuit
le nuage qui s'enfuit
s'accroche au bord du puits
Rouge comme la mer
qui se noie de mystère
en rêvant de Cythère
Vert comme le vent
qui s'essouffle en posant
ses pieds sur le versant
Jaune comme l'espoir
qui repousse le soir
se servant d'un miroir
Mauve comme l'amour
qui brade ses atours
en murmurant toujours.
.
NS - Tempo Fugit
03 août 2008

Elle n'est plus
Dépouillée des atours qui la rendait sirène
Elle n’est plus
Elle n’est plus l’ombre aimée
Elle n’est plus
Même plus une idée, même plus une pensée
Dépouillée de ses mots s’évapore son haleine
Elle s’envole
Poussière de souvenir
Elle s’envole
Et plus rien ne déchire
L’homme par elle marqué
L’homme qui a tant pleuré
Elle s’efface
Et le jour se poursuit en secondes étonnées
Elle s’efface
Et le corps se tend à la vie retrouvée
Dépouillée de l’impact qui la rendait si belle
Elle n’est plus
Même plus une image
Elle n’est plus
D’aucuns de ses rivages
Et n’en reste … même pas un goût de sel.
NS - Tempo Fugit
24 juillet 2008

Pour y trouver la glaise
Partir
Partir, oui mais où ça
Où nous mènent nos pas
Courir
Courir en fuite du temps
Rattraper le vent
Mais qui fuit
Nous … où est ce le jour
Qui devient nuit
Qui devient sourd
Entrer dans le bois
Pour y trouver la glaise
De l'homme premier
Le refaire de nos doigts
Le cuire dans la braise
Le sculpter tout entier
Lui dire
Pars, ... oui mais où ça
Où te mène tes pas
Lui dire
Cours rattraper le temps
Et t'accrocher au vent
Puis détruire
La parole insensée
Pour écrire
Que des mots désarmés
NS – Tempo Fugit
22 juillet 2008
En panne d'internet depuis dimanche
je ne peux me mettre sur mon blog que de mon travail ( ce qui n'est pas évident)
Je fais ce que je peux pour répondre à vos commentaires et vous rendre visite.
A bientôt et bises à tous
19 juillet 2008

Le rien et puis l'extrême
Je regarde mes yeux
Ils disent merveilleux
Souffle du temps
Souvenirs d’antan
A l’ombre des parents
Sur un chemin dansant
Puis un nuage, à peine
L'orage se déchaîne
La jeunesse l'entraîne
Le coeur est son domaine
Il se blesse et mûrit
Quand au creux de son lit
S’endort l’enfant joli
La source n'est pas tarie
Car de son milieu coule
La sagesse qui s'enroule
Et l'adulte en découle.
Je regarde mon corps
Qui me sert de décor
D'autres ont quittés ce port
Sont partis vers la mort
Je les ai salués
Je les ai tant aimés
Ils m’ont aussi laissé
Par endroit écorchée
En un vibrant hommage
J’ai conservé en gage
La couleur des images
Pour camoufler ma rage
Je regarde mes joies
Qui arpentent à grands pas
Le plancher des émois
Et s’éloignent déjà
Curieuse farandole
Un peu triste, un peu folle
Quand mon âme s’envole
Que mes espoirs décollent
Je regarde ma vie
Si vide et si remplie
Mais qui n'est pas finie
Une guerrière en sursis,
Parfois si fatiguée
Mais pas découragée
Mon coeur est en sommeil
Mais mon cerveau lui veille.
Et moi face à moi même :
" le rien et puis l'extrême."
NS - Tempo Fugit
17 juillet 2008

Indifférence
Que fais-tu le temps
Que fais-tu de ces heures
Qui s’étirent ou se posent
Qui reculent ou composent
Des pléiades d'amants
Dont les traces demeurent
Dans le souffle du vent
Que fais-tu le temps
Quand tu suspends l’envol
D’un corps qui décolle
En marquant la seconde
Où le bonheur abonde
Et l’on croit arrêter
Ton aiguille sacrée
Que fais-tu le temps
Quand l’attente est si terne
Que l’œil se cerne
D’un nuage gris
Dont la larme est le cri
Et que le cœur se pend
Que fais-tu le temps
Quand la lèvre sourit
Et retrouve l’envie
De mordre dans le pain
Qui lèvera demain
Que fais-tu le temps
Jamais rien tu ne ramasses
Non … indifférent tu passes.
.
NS - Tempo Fugit
16 juillet 2008

Le torse plié
Au fond de sa prison
Il joue sa déraison
En trois coups de dés
Sur le sol jetés
Puis il décore les murs
Couleur des noms aimés
Y grave ses murmures
Au couteau des pensées
Et de sa main il prend
La forme de son sein
Pour en faire un dessin
Sur son corps qui se tend
Il la rêve ainsi nue
Couchée à son coté
Et en fait des mirages
A faire vibrer sa cage
Il la ressent si fort
Qu'avec elle il s'endort
Puis le matin levé
En gestes retenus
Il lève les yeux aux cieux
Et parle avec le Dieu
Qu'au fil des années
Il s'est inventé
Il lui a donné un nom
"Le Maître d'horizon"
Car parfois il veut croire
Laisser place à l'espoir
Il dit les mains tendues
Son ancienne vie perdue
Le froid de sa cellule
Le chagrin qui pullule
Et la longueur des jours
Qui s'étirent en cris sourds
Il demande comme un don
Un soupcon de pardon
Puis le torse plié
Il écrit : j'ai été...
.
NS - Tempo Fugit
15 juillet 2008

Je ferai
Je ferai de mon mieux
Pour vivre de toi
Même si le temps précieux
Se meurt parfois
Je ferai de mon mieux
Je ferai des instants
D’union folle dérobée
A la note du chant
Du piano abandonné
Je ferai des instants
Je ferai des images
D’une autre contrée
Là où le paysage
Se dentelle en doré
Je ferai des images
Je ferai des dialogues
Venus d’ailleurs
D’un étrange prologue
En mots couleurs
Je ferai des dialogues
Je ferai de mon mieux
Pour vivre sans toi
Même si le temps précieux
Se meurt parfois
Je ferai de mon mieux
.
NS - Tempo Fugit
13 juillet 2008

Dans la ville
Tapie, blottie derrière le mur
Mes yeux dévorent la grande ville
J'y vois la marche des fémurs
Garder une cadence inutile
Des mains fermées et haletantes
Posées sur les volants nus
Des voitures de la mésentente
Qui jouent au passeras-tu
Le jour déroule des façades
Bien serrées pour se soutenir
Les fenêtres qui cafardent
S'interrogent sur leur devenir
Pour une trace de passage
Dans ce monde qui s'enfièvre
L'homme enduit les pierres de rage
Oubliant les valeurs premières
Tapie, blottie là dans mon coin
Je grave les lettres du mot : amour
Prenant le vieux mur pour témoin
Qui réveillé répond : toujours.
NS - Tempo Fugit




